Demander un avis sans perdre sa direction.
Vous demandez des avis sur votre projet. Certains vous rassurent, d’autres vous déstabilisent. Pour en tirer quelque chose, posez une question qui peut vraiment faire évoluer votre idée.
Essayer les trois étapesComprendre
Laissez une place à ce qui vous contredit.
La synthèse de Raymond Nickerson décrit notre tendance à chercher ou à interpréter les informations dans le sens de ce que nous pensons déjà. En demandant conseil, nous pouvons ainsi retenir surtout les réponses qui nous arrangent.
Un désaccord n’est pas automatiquement un meilleur avis. Sa valeur dépend de l’expérience de la personne, des faits cités et de leur lien avec votre situation.
Passer à l’action
Préparez une question qui fait avancer.
Choisissez une personne concernée.
Cherchez quelqu’un qui connaît le sujet ou la situation. Précisez ce que son expérience peut vous aider à comprendre.
Demandez aussi les réserves.
Posez une question ouverte : « Qu’est-ce qui te ferait hésiter ? » Demandez un exemple et ce qui pourrait modifier son avis.
Vérifiez avant de trancher.
Après l’échange, notez un fait à vérifier et une amélioration possible. Reliez-les à vos priorités avant de décider de la suite.
Pour votre prochain échange
Une question à garder.
« Qu’est-ce qui pourrait te faire dire que cette idée ne convient pas ? »
Écoutez la réponse jusqu’au bout, puis demandez : « Sur quelle expérience ou quel fait t’appuies-tu ? »
La recherche derrière cette idée
Le biais de confirmation. Cette revue décrit plusieurs formes du biais de confirmation. Poser une question ouverte ne garantit pas sa disparition ; c’est une piste pour examiner davantage d’informations.
Raymond S. Nickerson (1998). Confirmation Bias: A Ubiquitous Phenomenon in Many Guises.
Lire l’article (PDF, anglais)Exemple et exercice proposés par Koldia, inspirés de ces travaux.
Les prestations Koldia
Et pour votre projet ?
Un besoin se précise ? Voici deux pistes pour avancer avec nous.